André Charlin

Bonjour à tous,

Cette semaine c’est au tour de Michel de vous concocter un article afin de vous présenter un génie Français de l’enregistrement et de la reproduction sonore, André Charlin. Si vous voulez plus d’informations sur ce grand Monsieur n’hésitez pas à visiter le site de Michel.

Bonne lecture !

André Charlin ( 1903-1983 ), il fût un grand artisan dans des domaines connexes tels que la sonorisation des salles de cinéma, les projecteurs associés, la prise de son et l’édition de disques et les systèmes de reproduction sonore à haute fidélité; chacun de ces domaines étant couvert par plusieurs brevets français ou internationaux. Les créations emblématiques qui viennent à l’esprit pour illustrer le génie de ce grand inventeur sont l’enceinte dite « Bélphégor » tant pour la sonorisation de salles de cinéma que pour une clientèle issue du monde musical :

 

A. Charlin HP Belphégor

A. Charlin HP Belphégor

Vue arrière HP A. Charlin Belphégor

Vue arrière HP A. Charlin Belphégor

A. Charlin Belphégor

A. Charlin Belphégor

 

 

 

 

 

 

 

La colonne Charlin et la tête artificielle.

A. Charlin Colonne

A. Charlin Colonne

A. Charlin Tête Arficielle

A. Charlin Tête Arficielle

 

 

 

 

 

 

 

A l’aube de la stéréophonie, les disques étaient gravés séparément dans leur deux versions, mono et stéréo, le nombre de disques était ainsi doublé et la version stéréo demandait un lecteur spécifique pour lire la composante verticale des sons gravés sans abîmer le support lu. André Charlin, très tôt proposa son invention, la tête artificielle qui, tout en préservant l’espace sonore du lieu de l’enregistrement, apportait naturellement un mélange gauche/droite des sons graves assurant alors la « compatibilité » de la gravure à tout lecteur léger, on parle alors de gravure universelle adoptée par tous les éditeurs qui mélangent les voies droite et gauche sous une certaine fréquence par la table de mixage; A. Charlin réalisait ce mélange de façon naturelle ! Bien sûr la tête artificielle au sens strict du terme existait au stade de l’expérience quelques décennies avant ( le mannequin Oscar ), mais seule la tête Charlin eut une application réussie dans la prise de son et eut des émules chez certains fabricants de microphones (Schoeps, Neumann).

 

A. Charlin tête artificielle

A. Charlin tête artificielle

A. Charlin tête artificielle ouverte

A. Charlin tête artificielle ouverte

A. Charlin micro tête artificielle

A. Charlin micro tête artificielle

 

 

 

 

 

 

 

Dans le domaine de la reproduction sonore, André Charlin était très attaché à l’emploi des électrostatiques pour restituer les sons aigus; plusieurs brevets avaient été déposés très tôt au point qu’il est difficile de connaître l’inventeur qui eut la primeure de cette invention, le début du 20ème siècle fut le théâtre d’un foisonnement d’inventions et les chronologies se bousculent ainsi on doute de l’antériorité du lecteur de cylindres de Thomas Edison sur la même invention de Charles Cros dont les esquisses auraient été détournées.
La colonne Charlin fut rapidement la forme définitive qu’adopta A. Charlin pour ses reproducteurs sonores; la forme cylindrique étant la plus rigide après la sphère, elle n’est pas soumise à des ventres et nœuds de vibrations dans sa paroi, la longueur déployée du labyrinthe constitué de trois tubes concentriques assure une restitution des sons graves jusqu’à 30 Hz pour le modèle 120 (hauteur en cm de la colonne) et 16 Hz pour le modèle 160.

 

Colonne A. Charlin Labyrinthe

Colonne A. Charlin Labyrinthe

Colonnes A. Charlin

Colonnes A. Charlin

 

 

 

 

 

 

 

Les ensembles proposés au public étaient constitués d’un préampli, ampli, tuner, le tout logé dans une console en bois ou bois et altuglass monté sur ski (époque des moquettes très prisées dans les intérieurs). La platine TD était un modèle Thorens TD124 qui fut suivi par la TD125 équipée alors du fameux bras Charlin fabriqué à une centaine d’exemplaires, bras unipivot inversé à sustentation magnétique dont l’architecture copiait le bras humain, Charlin ayant noté qu’une cellule tenue entre ses doigts « fonctionnait » mieux que sur un bras classique.
Avec sa technique de prise de son, son édition de disques, son bras de lecture, son enceinte-colonne A. Charlin maîtrisait toute la chaîne sonore de A à Z pour une qualité intemporelle pour certains dont je fais parti, c’est certain (aussi).
Michel

Thorens TD125, bras A. Charlin

Thorens TD125, bras A. Charlin

Thorens TD125, bras A. Charlin

Thorens TD125, bras A. Charlin

Bras A. Charlin

Bras A. Charlin

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